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Accueil > Visiter la cave > LA DÉGUSTATION... tout un poème 


 



 

 

 

 

 

Les verres sont servis !!

le vin vous attend...

 

Ils dégustent souvent, ces amis !!

...pour une dégustation conviviale


L
es poètes et les écrivains ont souvent fait l'éloge du vin et de la dégustation, nous avons choisi de vous reproduire ci-dessous quelques vers particulièrement de circonstance pour introduire la dégustation.

A LA GLOIRE DU MUSCADET ! 

(..,) Je suis franc et direct. Mais j'ai su me fleurir
Des fraîcheurs de la brise où voguent mes marins ;
J'ai su capter en moi la gaieté et le rire
De la mouette dans l'aube et des badins lutins.
Je suis jeune, enjoué.., peut-être un peu nerveux,
Mais je n'impose pas mon ombre à qui me veut,
Je suis discret comme une fougère des bois,
Pas trop brillant tel un genêt de bon aloi
Dont j 'ai volé un jour de printemps la saveur
Apre et solide, citrine et droite à la fois.
Il est vrai, je suis jeune ; mais l'éclat de mes verts
Exalte la saveur cachée de certains plats ;
L'huître et le crustacé aiment à s'allier
Au croquant de mon fruit. Je ne parlerai pas
Du homard distingué vêtu de thermidor,
ou d'un moelleux rôti de messire le porc,
Dont j'exalte aussitôt le charme papelard.
Je suis peut-être un peu chauvin, mais c'est mon nard.
Odeur de grand large et de sel, corne de brume...
Juillet mouillé, léger comme un amour d'été...
Catamarans dans le matin nimbé d'écume...
Humez,.. goûtez... et vous allez vous souvenir..,
Sachez, Monsieur, que je suis tout cela. Séduire
Est mon parfum d'orgueil. Je suis le muscadet.


Françoise AUTRET, 1er prix au concours Albin Michel et le Figaro Nov. 1997 (Extrait)

 

ÉLOGE DE 
LA BOUTEILLE 

Ô bouteille
Pleine toute
De mystères,
D'une oreille
Je t 'écoute :
Ne diffères
Et le mot profère
Auquel pend mon cœur.
En la tant divine liqueur,
Qui est dedans tes flancs reclose,
Bacchus, qui fut d'Inde vainqueur,
Tient toute vérité enclose.
Vint tant divin, loin de toit et forclose
Toute mensonge et toute tromperie.
En joie soit l'âme de Noach close,
Lequel de toi nous fit la temperie.
Sonne le beau mot, je t'en prie,
Qui me doit ôter de misère.
Ainsi ne se perde une goutte
De toi, soit blanche, ou soit vermeille.

"Le Tiers Livre", RABELAIS
 (1493-1553)



L'ÂME DU VIN 

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles
"Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité.
Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant
Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une chaude tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content;
J'allumerai les yeux de ta femme ravie;
A ton fils je rendrai sa force et sa couleur
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'Eternel semeur,
Pour que de notre amour naisse ma poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!"

"
Les fleurs du mal", Charles BAUDELAIRE (1821-1867)




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